La cravate du consultant, héritage du Roi Soleil
Ceux qui pensent que faire du business est un peu comme partir en guerre devraient porter fièrement leur cravate. L'accessoire indispensable du consultant en stratégie mâle est en effet un héritage militaire comme le rappelle Thomas Lot sur le blog de l'Official Board.
Au départ, la cravate n'est qu'un simple foulard noué autour du coup des mercenaires croates combattant aux côtés de l'armée française. Après une victoire importante, le régiment est présenté à Louis XIV, alors seulement âgé de 9 ans. Le monarque tombe sous le charme du bout de tissu et en fait un accessoire royal. La cour, influencée par son souverain, adopte vite la mode et la répand au sein de la noblesse. Le foulard prend alors le nom de cravate, mot dont certains historiens affirment qu'il est un dérivé du nom de ses premiers adeptes, les Croates. Par la suite, ce qu'il restait des mercenaires intègre l'armée française et forme, à partir de 1667, le Régiment Royal-Cravate cavalerie. En dehors de ces rares militaires du rang, la cravate, encore un foulard noué autour du coup, est le privilège de la noblesse et permet de la reconnaître sur le champs de bataille. Au fil des siècles, le bout de tissu s’allonge et prend sa place dans la société civile, devenant un accessoire indispensable de la bourgeoisie du XIXème siècle. C'est un couturier new-yorkais, Jesse Langsdorf, qui lui donnera sa forme actuelle en 1926.
De la noblesse française aux dirigeants actuels, la cravate est restée un symbole de pouvoir et permet de reconnaître d'un seul coup d'oeil le col blanc du col bleu. Ce symbole, associé à sa forme phallique et à son port quasi exclusif par la gente masculine, fait dire à certains qu'il est également un symbole sexiste. Un pas que ne franchira pas Consultor, laissant la liberté à ses lecteurs de se faire leur propre avis.

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