Données : Pékin met Bain, EY et McKinsey au pas
Ce qui se passe en Chine, reste en Chine : voilà en quelque sorte la règle à laquelle plusieurs cabinets de conseil en stratégie actifs dans l’Empire du Milieu viennent de s’astreindre, en réponse à de nouvelles lois anti-espionnage chinoises. Parmi les cabinets concernés : Bain, EY ou encore McKinsey.
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Dorénavant, Bain séparera les données de ses activités chinoises du reste de ses activités. Concrètement, toutes les données émanant de ses missions réalisées en Chine devront impérativement être stockées dans des serveurs physiquement installés sur le territoire chinois.
« Nous prenons des mesures pour nous assurer que nous sommes en totale conformité avec les lois chinoises sur la sécurité des données », a indiqué Bain au Times. Selon le quotidien, EY et McKinsey ont pris des mesures similaires. Un compartimentage des systèmes d’information que le patron de McKinsey dans le monde, Bob Sternfels, avait annoncé dans une interview pendant l’été.
Cette mesure intervient dans le cadre de l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions législatives anti-espionnage en Chine, qui sont entrées en vigueur le 1er juillet dernier.
Elle est également consécutive à la perquisition qui était intervenue au bureau de Bain à Shanghai.
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